GameStop traverse une période de restructuration majeure en début 2026. La chaîne de magasins poursuit son déclin mondial en fermant de nombreux points de vente. Après s’être séparé de ses filiales internationales en Autriche, Irlande, Suisse, Canada, Allemagne et Italie, l’entreprise concentre désormais ses efforts de réduction sur son marché domestique américain.
Aux États-Unis, au moins 400 magasins GameStop vont fermer prochainement. Cette vague de fermetures marquera un tournant spectaculaire pour la chaîne, qui comptait environ 5 500 points de vente en 2016. Le nombre d’enseignes GameStop américaines tombera bien en dessous de 2 000 unités. Durant l’exercice précédent, l’entreprise avait déjà fermé 590 boutiques aux États-Unis.
Paradoxalement, la situation financière de GameStop s’améliore considérablement. Sous la direction du milliardaire canadien Ryan Cohen depuis 2023, le groupe a reorienté son activité vers les produits dérivés et les objets de collection. GameStop affiche désormais des bénéfices stables depuis plus d’un an. L’entreprise a transformé une perte nette de 381,3 millions de dollars en 2021 en un bénéfice net de 421,8 millions de dollars sur les quatre derniers trimestres.
En janvier, GameStop a annoncé un plan de rémunération exceptionnellement ambitieux pour son dirigeant. La rémunération de Ryan Cohen dépendra entièrement de la performance de l’entreprise. Aucun salaire ni bonus garanti n’est prévu pour le PDG. Tous les revenus demeurent strictement liés à l’atteinte d’objectifs précis.
Les critères de ce plan s’avèrent extrêmement exigeants. Pour obtenir la première tranche de rémunération, GameStop doit atteindre une capitalisation boursière de 20 milliards de dollars et un bénéfice de 2 milliards de dollars. Le palier supérieur prévoit une compensation de 35 milliards de dollars en actions si l’entreprise atteint 100 milliards de capitalisation et 10 milliards de bénéfices. Actuellement valorisée à 9,3 milliards de dollars, GameStop reste très éloignée de ces objectifs ambitieux.




