Koei Tecmo débute 2026 avec un contenu additionnel pour Dynasty Warriors : Origins. Le DLC Vision of Four Heroes propose des nouveautés généreuses, bien que narrativement frustrantes pour les joueurs en attente de conclusion aux guerres des Trois Royaumes.
Le jeu original présentait une lacune significative : il ne couvrait pas l’intégralité des conflits des Trois Royaumes, laissant les événements en suspens sans vainqueur identifié. Une suite serait nécessaire pour découvrir l’épilogue complet, mais l’éditeur n’a pas encore confirmé si le premier opus a obtenu un succès suffisant pour justifier Origins 2.
Le DLC adopte un format “et si ?” pour explorer des moments clés différemment. Quatre chapitres offrant six à huit heures de jeu chacun permettent d’aider les grands perdants historiques. Le premier scénario propose d’épauler Zhang Jiao et la révolte des Turbans Jaunes, le plus captivant de tous. Les autres permettent de servir Dong Zhuo, Yuan Shao ou Lu Bu dans des trajectoires alternatives moins tragiques.
Koei Tecmo a amélioré sa formule en centralisant les fonctionnalités. Le réfectoire de l’auberge sert désormais de hub regroupant la boutique, les dialogues et les missions au même endroit. Les joueurs ayant terminé le jeu de base trouveront la forge et les améliorations d’armes plus accessibles, simplifiant la progression de l’endgame.
Deux armes enrichissent l’arsenal : l’arc polyvalent utilisable au combat rapproché, et le sheng biao. Un arbre de compétences spécifique au DLC propose des améliorations classiques et des boosts pour les actions de renfort, séparant distinctement la progression entre jeu de base et contenu additionnel.
Une légère dimension stratégique apparaît sur la carte mondiale. Une ou deux fois par chapitre, des escarmouches précédent l’affrontement final. Les choix stratégiques deviennent cruciaux : évaluer l’écart de troupes, considérer les armées voisines susceptibles de rejoindre le combat proche suivant. Chaque victoire délivre des pouvoirs importants pour la suite.
Les escarmouches progressent au tour par tour, objectif étant de décimer maximum de troupes avant l’épuisement du compteur. Les actions d’unité affaiblissent les armées ennemies sans combat direct. Des actions secrètes débloquables offrent des pluies de flèches enflammées ou des tirs de catapultes pour nettoyer plus efficacement les zones.
Cette dimension stratégique, bien qu’amusante, reste expérimentale et peu révolutionnaire. Elle ressemble davantage à une prise de température pour l’avenir. Vendu 35 euros, le DLC constitue un ajout conséquent pour les fans du jeu original, justifiant une douzaine d’heures supplémentaires rien que pour les deux nouvelles armes et les histoires alternatives.
Un point critique mérite attention : le combat contre Lu Bu dans le jeu de base était déjà furieusement difficile. Koei Tecmo l’a rendu encore plus compliqué avec une composante supplémentaire. Plutôt que de rééquilibrer cet affrontement problématique, le studio a augmenté la difficulté, perpétuant les frustrations passées.
Visions of Four Heroes justifie un retour sur Dynasty Warriors : Origins grâce aux nouvelles armes et quatre histoires alternatives bien développées. Malgré un intérêt fluctuant selon les scénarios, l’épuration de la mise en scène agaçante du jeu original et l’ajout d’une dimension stratégique pertinente compensent largement les faiblesses. Koei Tecmo a apporté les améliorations où elles étaient réellement nécessaires.




