Marc-Alexis Côté, ancien producteur et vice-président de la franchise Assassin’s Creed chez Ubisoft, a quitté l’entreprise en octobre 2025 dans des circonstances jugées troubles. Il réclame aujourd’hui 1,3 million de dollars canadiens en dommages et intérêts à son ancien employeur, alléguant un licenciement déguisé suite à une réorganisation interne.
Après deux décennies chez Ubisoft, Côté était considéré comme un pilier de l’entreprise. Cependant, lors de la création de la nouvelle filiale Vantage Studios en octobre 2025, financée partiellement par Tencent, sa position a été remise en question. La direction d’Assassin’s Creed, Far Cry et Rainbow Six a été transférée à Charlie Guillemot et Christophe Derennes, proches du président Yves Guillemot.
Au lieu de conserver son rôle prestigieux, Côté s’est vu proposer un poste de Head of Production, représentant une perte significative de prestige et d’influence. Par la suite, Ubisoft lui aurait offert la direction d’une Creative House aux contours flous, regroupant des séries moins importantes. Ces modifications graduelles du contrat auraient visé à le pousser vers la démission.
Selon la loi canadienne, le congédiement déguisé se caractérise par une modification unilatérale et déraisonnable des conditions de travail incitant un employé à démissionner. Côté affirme qu’Ubisoft a annoncé son départ comme volontaire sans contexte, lui évitant ainsi les indemnités de départ tout en maintenant sa clause de non-concurrence.
Dans sa poursuite judiciaire, Côté réclame deux années de salaire plus soixante-quinze mille dollars pour dommages moraux et atteinte à sa réputation. Il invoque également les difficultés à retrouver un emploi comparable dans l’industrie du jeu vidéo actuellement ralentie, et exige le retrait de sa clause de non-concurrence.




