En janvier, The Game Bakers a lancé Cairn, un jeu d’escalade et d’alpinisme français qui marque un tournant stylistique pour le studio. Bien que différent formellement de leurs créations précédentes, le titre partage les mêmes fondamentaux créatifs. Cette expérience d’ascension a immédiatement capté l’attention des joueurs avec une approche authentique et viscérale de la montagne.
L’alpinisme reste un sport marginal attirant peu de pratiquants, malgré l’intérêt généré par documentaires et films. Les sacrifices physiques et humains requis découragent la majorité. Cairn capture justement cette essence brutale de la grimpe, s’inspirant notamment du manga Le Sommet des Dieux. Le jeu offre une expérience émotionnelle intense et terrifiante sans risque réel, révélant la puissance narrative des jeux vidéo.
Le succès fut rapidement visible : 200 000 joueurs ont tenté l’ascension de la montagne Kami en quatre jours seulement. Cet exploit impressionne particulièrement car Cairn n’a bénéficié d’aucun programme d’abonnement majeur comme PlayStation Plus, contrairement à Furi, leur jeu précédent. Le studio a transformé un titre potentiellement de niche en succès commercial par sa seule force créative.
Les réactions du public restent globalement positives, encourageant pour une industrie souvent paralysée par la frilosité créative. Le jeu a reçu des retours enthousiastes malgré quelques problèmes techniques identifiés lors des tests. Cette réussite démontre qu’un pari vidéoludique authentique peut devenir rentable et pertinent.
L’industrie gagne à voir des propositions originales et courageuses trouver leur audience. Cairn prouve que les joueurs recherchent l’authenticité et l’innovation plutôt que des formules standardisées. Ce succès pourrait inspirer d’autres studios à explorer des territoires créatifs moins sûrs mais bien plus gratifiants.




