Rockstar aurait-il vraiment écarté plus de trente employés juste avant GTA 6 ?
Gaming

Rockstar aurait-il vraiment écarté plus de trente employés juste avant GTA 6 ?

LSDA

À l’approche de la sortie très attendue de GTA 6, Rockstar Games se retrouve au cœur d’une polémique majeure. Plusieurs sources concordantes, dont Bloomberg et le syndicat IWGB, rapportent que plus d’une trentaine de salariés basés au Royaume-Uni et au Canada auraient été licenciés en raison de leur engagement syndical. Ces révélations interviennent alors que la visibilité mondiale du studio n’a jamais été aussi forte.

Selon l’enquête menée par Jason Schreier pour Bloomberg, les employés concernés participaient à un groupe Discord privé consacré à l’organisation syndicale au sein de Rockstar. Certains étaient déjà affiliés à l’IWGB, d’autres envisageaient de rejoindre le mouvement. Leur contrat aurait été rompu pour « faute grave » alors qu’ils structuraient leur action collective.

Le syndicat IWGB a publié un communiqué dénonçant une opération sans précédent : « hier, Rockstar Games a licencié plus de 30 employés pour activité syndicale. Nous ne reculerons pas. Nous nous battrons pour que chaque membre soit réintégré ». Alex Marshall, président de l’IWGB, a déclaré à Bloomberg : « ce mépris flagrant de la loi, et pour les vies de celles et ceux qui rapportent des milliards à l’entreprise, est une insulte à leurs fans et à toute l’industrie ».

Licenciements pour activité syndicale chez Rockstar Games

Interrogé par GamesRadar, le porte-parole Alan Lewis a précisé : « Rockstar Games a mis fin à la collaboration d’un petit nombre d’individus pour faute grave, et pour aucune autre raison. Nous nous efforçons d’offrir à nos équipes créatives les meilleures conditions de travail possibles, basées sur l’excellence, la bienveillance et l’esprit d’équipe ». La société nie toute mesure de représailles envers l’activité syndicale, mais n’a pas détaillé la nature exacte des « fautes graves » invoquées.

Le syndicat IWGB Game Workers a réagi publiquement sur les réseaux sociaux, qualifiant l’événement d’« acte de répression syndicale le plus brutal de l’histoire de l’industrie britannique du jeu vidéo ». Leur message est sans équivoque : « This is the most ruthless act of union busting in the history of the UK games industry. Yesterday, @RockstarGames fired over 30 employees for union activity. We won’t back down, and we’re not scared – we will fight for every member to be reinstated. »

Enjeux sociaux et image de Rockstar Games

Si les faits sont confirmés, ils pourraient constituer un tournant décisif pour l’image de Rockstar Games. La société, figure emblématique du secteur, se verrait accusée de s’opposer frontalement à la structuration syndicale de ses équipes, en contradiction avec les valeurs affichées par sa maison-mère Take-Two. Ce n’est pas la première fois que Rockstar est confronté à de telles critiques : en 2018, à la veille du lancement de Red Dead Redemption 2, des développeurs avaient déjà dénoncé des conditions de travail extrêmes, phénomène alors reconnu par Dan Houser lui-même.

Depuis cet épisode, Rockstar avait promis une transformation profonde de sa culture d’entreprise, promesse saluée par certains employés anonymes. La situation actuelle remet cependant en question la portée réelle de ces engagements, à un moment crucial pour le studio.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer