Metroid Prime 4 Beyond maîtrise ses fondamentaux mais peine à captiver sur les éléments qui comptent réellement
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Metroid Prime 4 Beyond maîtrise ses fondamentaux mais peine à captiver sur les éléments qui comptent réellement

Rob Laurens

Dix-huit ans après Metroid Prime 3, Retro Studios propose enfin son quatrième chapitre avec Metroid Prime 4 : Beyond, fusionnant formule éprouvée et ambitions contemporaines. Sur le plan technique, le titre livre la marchandise : direction artistique somptueuse, gameplay affiné et performance en 4K/60fps. Samus n’a jamais été aussi fluide à contrôler. Les pouvoirs psychiques du peuple Lamorn génèrent des énigmes variées, bien que la mécanique manque parfois d’originalité.

La planète Viewros se déploie comme un terrain vaste et énigmatique dès les premières heures. Son architecture divise le monde en régions semi-ouvertes interconnectées par un hub désertique, rappelant aussi bien Zelda: Breath of the Wild que les donjons classiques des anciens Zelda 3D. L’exploration reste le cœur battant du titre, et Retro Studios réussit précisément où les attentes convergaient.

Malgré la présence de compagnons de la Fédération Galactique, le jeu préserve magistralement l’essence de sa série : l’isolement de Samus au cœur de mondes inconnus. Des passages prolongés voient le héros perdre le signal radio, libéré de toute interaction extérieure. Cette sensation s’intensifie grâce à une bande-sonore immersive et des environnements soignés. Chaque région possède son atmosphère propre et ses boss mémorables, alternant énigmes, collectibles et combats nerveux dans une boucle équilibrée.

C’est sur le versant monde ouvert que le titre décoit légèrement. La Vallée Sol, désert central, souffre d’une vie trop éparse. Environnements redondants, ennemis répétitifs et quêtes d’énergie verte allongent artificiellement la durée. La moto de Samus, bien intégrée narrativement, n’apporte aucune mécanique marquante. Ce segment semble inspiré par des influences récentes plutôt que par une vision originale. Heureusement, ce passage ne ruine pas l’expérience globale, simplement elle freine le rythme.

Les compagnons restent anecdotiques malgré des dialogues caricaturaux. Le vrai regret concerne le traitement du principal antagoniste : Sylux, le grand méchant attendu, reste grandement sous-exploité. Le scénario privilégie le peuple Lamorn à sa dépens. Néanmoins, Prime 4 brille quand il honore l’essence même de la série. Exploration, ambiance et secrets dissémminés dans un univers captivant font de cette suite un retour convaincant, non révolutionnaire. L’équilibre nostalgie-modernité satisfait fans et nouveaux venus.

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